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Quel plaisir de retenir l’attention du journal La Provence, à l’occasion de la projection du Film « Les Colibris d’Ampahantany » à l’EDEN Théâtre le 25 janvier dernier. Un très bel article, merci encore à nos colibris et tous nos partenaires sans qui tout cela n existerait pas.

https://www.laprovence.com/article/region/67348720892245/plusieurs-volontaires-de-la-ciotat-sengagent-pour-aider-la-population-de-madagascar-a-developper-des-projets

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Plusieurs volontaires de La Ciotat s’engagent pour aider la population de Madagascar à développer des projets
Par La Provence
Publié le 13/02/24 à 10:13

L’association Mada M’iza milite pour l’investissement des jeunes en faveur d’une plus grande aide internationale comme avec ces Ciotadens qui ont travaillé sur l’accès à l’eau potable à Madagascar.

La solidarité, comme l’humanité, n’a pas de frontières. Voilà le message qu’ont tenu à rappeler des jeunes Ciotadens venus à l’Éden-Théâtre ce dimanche 11 février, pour présenter le compte rendu de leur mission bien spéciale qu’ils ont mis en place à Madagascar.

Plus précisément à Ampahantany, petit village isolé sur la côte Est du pays niché dans l’océan Indien, accessible uniquement par un canal, alors que la première route est à 17 km de là. C’est ici qu’Isabelle Langlais, présidente fondatrice de l’association Mada M’iza, a été sollicitée pour créer une association locale dans le cadre d’un programme de développement communautaire.

« Le principe est de faire s’engager des jeunes Français sur des actions de solidarité internationale avec ce village, et l’association met en oeuvre ce programme avec la population, explique-t-elle. L’approche est holistique, développe l’éducation et la santé publiques. Nous avons créé une auberge solidaire afin de recevoir les jeunes, en l’occurrence trois Ciotadens de 21 à 23 ans et six lycéens d’Argenteuil de 17 ans !« 

C’est en animant des ateliers de solidarité internationale à la mission locale de La Ciotat qu’Isabelle a trouvé les volontaires qui ont intégré la mission des « Colibris d’Ampahantany », qui consistait à informer et impliquer la population avant les travaux d’un projet d’adduction d’eau potable et d’assainissement (mené par la fondation du groupe Suez Aquassitance, partenaire financier et technique de projet).

Des binômes de jeunes Ciotadens et Malgaches

Le film, dans sa version courte, passé à l’Éden montre toutes les phases du projet, et la surprise des jeunes en découvrant une culture si différente. On y voit les animaux curieux, les coiffures, le riz mangé dans les feuilles de bananier, la découverte des fêtes, toujours collectives et dans la joie. Les phases du travail telles que la captation de l’eau, la pose de bornes-fontaines, de WC publics -« une véritable révolution ! » – et les réunions pédagogiques en binômes.

La population, un peu réservée au début, a fini par se joindre au mouvement. Et les jeunes, qui ont travaillé en binômes mixtes regroupant à chaque fois un Ciotaden et un Malgache, ont compris que le secret reste de s’adapter. « Merci de nous apporter de l’amour« , dit l’un des responsables. « C’était un très beau chantier« , complète un autre.

Et si aujourd’hui dans ce village isolé, près de 80% des enfants de la maternelle au collège sont scolarisés – contre 7 % lorsque Isabelle Langlais a commencé à travailler ici -, il faudra compter trois ans pour que tous les points d’eau et robinets soient installés. D’ici là, le rôle des jeunes colibris étant d’informer la population des futures installations gérées par Aquassistance.

Un prochain départ est prévu en août 2025, où d’autres pourront s’impliquer pour creuser les tranchées de canalisations avec la population. Un autre projet qui viendra, lui aussi, mettre en lumière l’importance de cette solidarité internationale, autant pour les populations locales que pour les jeunes Ciotadens. Ces derniers, justement, sont revenus la tête remplie de ces images, de ce relationnel extraordinaire d’émotions et de partage, et continueront leur chemin enrichi de cette expérience.

Parmi eux, Ilana Faudier, diététicienne, a découvert ces « femmes qui boivent l’eau de riz, et qui en dansant transmettent des messages » dans un lieu de vie où il faut parcourir 34 km pour aller au marché. Pauline Coulomb, partie en service civique, retiendra une expérience « magique« , et l’accueil des Malgaches « bienveillants« . À leurs côtés, Anicet Béré, originaire du Cameroun, a été lui aussi impressionné : « J’ai compris qu’on pouvait être heureux sans avoir tout« , conclut-il. D’où l’importance de l’ouverture sur l’autre, qu’il soit Ciotaden, comme Malgache.

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